A propos

 

Power Plays

Présenté par Centre d'art médiatique SAW Video

Commissaire : Christopher Rohde

Power Plays est une sélection de courtes œuvres vidéo conservées en ligne et créées par des artistes locaux et les membres, anciens et actuels, du centre d'art médiatique SAW Video. L'ensemble de l'œuvre se penche sur la diversification et l'accélération de la technologie actuelle. Ce programme composite présente un mélange d'animation, de montage d'images en direct, d'imagerie de jeux vidéo réappropriée et de docu-journalisme qui reflète le paysage médiatisé qui nous entoure. Chacun de ces artistes — ils sont quatre — jette un éclairage unique sur les nouvelles technologies, en particulier sur les technologies multimédia, et sur le degré auquel ces dernières peuvent s'avérer stimulantes pour les personnes et les communautés, tout en portant un regard critique sur leurs limitations et sur les structures du pouvoir et du contrôle sociétaux qui continuent de dicter comment, par qui et à quelles fins la technologie est utilisée.

Une nouvelle vidéo téléchargée sur www.sawvideo.com chaque jour du 28 au 31 mai 2013.
 
 

Programme du visionnement :

A Night at Home (Rehab Nazzal2009, 4 min.)

The Story of Apanatschi and Her Redheaded Wrestler (Bear Witness, 2008, 6 min.)

Jeux (Josée Dubeau, 2012, 13 min.)

dead end job (Ryan Stec, 2004, 6.5 min.)

 

 

Présenté par Centre d'art médiatique SAW Video en collaboration avec le Réseau des villes créatives du Canada

 

Synopsis des vidéos :

A Night at Home (Rehab Nazzal2009, 4 min.)

A Night at Home (Une nuit à la maison) a été tournée en Palestine en 2006 lors d'une invasion nocturne des forces occupantes israéliennes dans ma ville natale, près de Jénine. Ma mère, mon fils et moi, nous nous sommes réveillés au bruit des coups de feu. Figés dans nos lits, dans l'obscurité, nous écoutions les tirs. Cette vidéo donne un très bref aperçu de la violence que des civils ont à subir sous une occupation militaire.

 

The Story of Apanatschi and Her Redheaded Wrestler (Bear Witness, 2008, 6 min.)

Le même genre de stéréotypes existe dans Les jeux vidéo reproduisent le même genre de stéréotypes que ceux de la télévision et du cinéma.  Dans le cas de jeux de combats tels que Street Fighter et Tekken, le style de combat particulier à chaque personnage est généralement déterminé en fonction de sa race.  Ce revisionnement de Virtua Fighter 5, un jeu d'arcade de 1992, suit le personnage de Wolf Hatfield, un lutteur indien hurlant aux cheveux roux, vêtu d'un simple pagne.  L'artiste Bear Witness permet au joueur de se transformer en styliste en le laissant choisir parmi divers changements vestimentaires dont une imposante coiffure de plumes et des lunettes de soleil d'aviateur. Bear Witness a remarqué que « Wolf s'est mis à ressembler beaucoup à une vieille photo de mon père ». Cette œuvre emprunte son titre à la remarque futée d'un jeune garçon de sept ans qui avait demandé à Bear Witness : « Est-il Nish ? Non, car il a les cheveux roux. Il est sûrement Mohawk. »

 

Jeux (Josée Dubeau, 2012, 13 min.)

Jeux se compose de huit vignettes dans lesquelles les comédiens Véronique Guitard et Hugo Gaudet-Dion réinventent l'environnement domestique dans différents scénarios ludiques ayant comme point culminant une séquence tournée dans un IKEA à Ottawa. Cette longue séance de magasinage, tournée avec une caméra cachée, est traitée en mode accéléré et condensé, ce qui met les deux comédiens dans des situations amusantes à mesure que le scénario se déroule.  L'effet d'accélération est également utilisé tout au long de la vidéo afin de déconstruire l'action et de créer des images inattendues. Jeux présente des compositions sonores électroniques de Simon Guibord, éditées par Phil Rose. La vidéo a été produite grâce au soutien du programme Avance médias du Conseil des arts de l'Ontario, mis en place pour venir en aide aux artistes francophones de cette province.

dead end job (Ryan Stec, 2004, 6.5 min.)

dead end job a été réalisée à l'aide d'un système de caméras de surveillance reliée à un mélangeur vidéo numérique. Utilisant comme point de départ le mouvement de l'environnement urbain balayé par le système de surveillance, le mélangeur vidéo aide à transformer les images en un paysage de rêve flou.  Grâce aux techniques de rétroaction et de colorisation, les immeubles se transforment en rivières de formes architecturales alors que la ville se mue en un monde onirique abstrait. Le titre fait allusion au contexte dans lequel l'œuvre a été créée. Le système de caméras de surveillance utilisé était celui du Centre national des arts, au centre-ville d'Ottawa, où je travaillais à la réception. La vidéo a été réalisée pendant mes heures de travail.

 

Biographies des artistes :

Née en Palestine, Rehab Nazzal est une artiste multidisciplinaire établie à Toronto.  Elle détient une maîtrise en beaux-arts de l'Université Ryerson, un baccalauréat en beaux-arts de l'Université d'Ottawa et un baccalauréat en économie de l'Université de Damas, en Syrie.  Les œuvres de Nazzal ont été exposées au Canada et ailleurs dans le monde dans le cadre d'expositions et de projections individuelles et collectives, notamment dans les lieux et lors des événements suivants : Galerie 101, SAW Video, Festival X (festival de la photo d'Ottawa), A Space Gallery, IMA Gallery, Festival de photographie CONTACT et le Toronto-Palestine Film Festival. Chevauchant la frontière entre le documentaire et l'art vidéo, le travail de Nazzal explore de nouvelles formes de représentation des atrocités de la guerre et du colonialisme en cédant la parole aux colonisés et aux opprimés. Rehab Nazzal a reçu de nombreux prix, y compris le prix de photographie Edmund et Isobel Ryan en arts visuels (Université d'Ottawa), le prix de la photographie documentaire pour la justice sociale (Ryerson), une bourse d'études supérieures de l'Ontario, des bourses de l'Université Ryerson et des subventions du Conseil des arts de l'Ontario et de la Ville d'Ottawa.

Ehren « Bear Witness » Thomas est artiste médiatique établit à Ottawa qui réalise de courtes vidéos expérimentales depuis une dizaine d’années. Il explore les représentations clichés de peuples autochtones dans la culture populaire nord-américaine ; il remonte ces images pour créer de nouveaux récits qui reflètent son expérience d’artiste autochtone urbain. En 2008, sa vidéo BrokeDickDog figure dans l’exposition Du courage dans le regard : Portraits par des artistes autochtones du Musée canadien de la photographie contemporaine, parrainée par le Musée des beaux-arts du Canada. La vidéo The Story of Apanatschi and her Redheaded Wrestler de l’artiste a été sélectionnée pour le Berlin International Film Festival dans le programme Culture Shock en 2009. Au cours de son séjour au Parramatta Artists Studios, il présente une exposition solo dans le cadre du 2010 Sydney Festival, The Only Good NDN. Il est lauréat d’une résidence en Australie pour artistes autochtones du programme de résidence internationale du Conseil des Arts du Canada. Bear présente aussi deux vidéos dans Drive By: A Road Trip avec l’artiste Jeff Thomas au University of Toronto Arts Centre. En 2010, il collabore avec l’ONF à un projet de remix de films de leurs archives. Il produit aussi des performances audiovisuelles, et est cofondateur du collectif de DJ autochtones, A Tribe Called Red. ATCR produit de la musique connue internationalement sous l’appellation Pow Wow-step. Le groupe est présenté sur le site Web MTV Iggy et tient l’événement mensuel Electric Pow Wow.

Josée Dubeau détient une maîtrise de l'Université du Québec à Montréal (1994). Son travail s'élabore dans le contexte de résidences et d'expositions tant au Canada qu'à l'étranger: le studio de l’IAAB et de la fondation Christoph Merian à Bâle (1998), la Künstlerhaus Villa Concordia en Allemagne (2002-03), le studio du Québec à Berlin dans le cadre du programme international de la Künstlerhaus Bethanien (2004-05), et le studio de Tokyo à Roppongi Hills grâce à une bourse conjointe du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Ministère des affaires internationales du Québec et du Ministère de la culture, des communications et de la condition féminine du Québec. Josée Dubeau a d’obtenu (2010) la bourse des résidences internationales du Conseil des arts du Canada à SPACE Studios à Londres. Elle compte à son actif de nombreuses bourses du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que plusieurs projets d’Intégration des arts à l’architecture au Québec depuis 2000. Elle a enseigné à l’Université d’Ottawa le dessin et la sculpture de 2006-11. On retrouve ses dessins dans plusieurs collections publiques et privées en Suisse, en Allemagne, en Angleterre et au Canada dont le Musée national des Beaux-Arts du Québec. 

Ryan Stec est un artiste, un producteur et un concepteur qui travaille tant à la recherche qu'à la production. Représentatives de son intérêt pour les croisements entre la technologie, la créativité et l'environnement bâti, ses plus récentes œuvres sont centrées sur des interventions qui redéfinissent notre façon de vivre l'expérience urbaine.  Résolument engagé dans la vie culturelle gérée par les artistes à Ottawa depuis 1998, il est actuellement directeur artistique d'Artengine et est en voie de terminer sa maîtrise à l'École Azrieli d'architecture et d'urbanisme de l'Université Carleton.

 

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