A propos

réalisé par Jeremy Toppings

Gabriel Zaragoza est un homme passionné. Quand il aime quelque chose, il s’y consacre entièrement, sans calculer ses efforts. Lorsqu’on lui demande de se décrire, Gabriel affirme : « Je fais énormément confiance aux animaux et aux enfants, et parfois à d'autres personnes. Mais c’est quand je déplace des pièces sur l’échiquier ou que je prends un café avec un ami que le monde me semble tourner rond. » Gabriel saute d’une idée à l’autre, sans jamais s’arrêter. Il est toujours en train de se poser des questions, le genre de questions auxquelles il ne trouvera sans doute pas la réponse. C’est là que le philosophe devient cinéaste : il transpose ses questionnements à l’écran pour essayer de comprendre le monde au moyens de récits imagés

Zaragoza est un cinéaste argentin doté d’un impressionnant curriculum vitae, et dont le travail a été maintes fois couronné, notamment par le Prix national du cinéma et des arts visuels 2014. Son cheminement dans le monde du cinéma a débuté quand on lui a offert de jouer le rôle principal dans un film d’Iván Fund. Le cinéaste l’a pris sous son aile en lui donnant l’occasion de participer à plusieurs films et d’acquérir ainsi une solide expérience. Par la suite, Zaragoza a travaillé avec Santiago Loza, qui l’a inspiré à faire ses propres films.

L’année dernière, Gabriel a été invité à Ottawa par son amie Mekkin Fridriksson, et même s’il s’ennuyait de la vie à Buenos Aires, il a été séduit par la ville d’Ottawa. Lors de ses promenades le long du canal Rideau, il a été inspiré par le paysage hivernal d’un blanc immaculé, et par l’apparition colorée du printemps. Fridriksson l’a incité à participer au festival Digi60, et c’est à cette occasion qu’il a créé le film Leaves That Fall Off the Trees. Présenté à l’édition d’automne du festival, le film a reçu le prix Pleins feux de SAW Video. « C’est là que j’ai rencontré Penny McCann, quand elle m’a remis le prix ! » déclare Zaragoza. Il avait bien fait d’aller à Ottawa.

Leaves That Fall Off the Trees est un magnifique voyage dans l’esprit d’un penseur préoccupé par le thème de la mémoire. L’intérêt de Gabriel pour ce sujet ne date pas d’hier, et c’est pourquoi il s’est senti interpellé le thème de la dernière édition de Digi60, qui était justement « la mémoire ». Pour réaliser ce court-métrage, Zaragoza a fait des recherches dans les domaines de la psychologie et de la neurologie, et il a mené des entretiens auprès de nombreuses personnes. « La mémoire est un problème intéressant, auquel nous sommes confrontés tous les jours, et qui apporte son lot de défis et de belles découvertes », dit Gabriel. « Je ne vois plus le temps de manière linéaire, poursuit-il. À un moment donné, je me suis mis à percevoir le temps chronologique comme une pure abstraction. En travaillant à ce film, je me suis intéressé à la physique quantique, afin de mieux comprendre le concept du temps et de l’espace, et aussi ma propre relation avec ce phénomène. » Puis il conclut : « Pour moi, ce film constitue une forme de résistance au sentiment d’étrangeté que provoque en nous le souvenir fugace de certaines choses, qu’elles soient passées, présentes ou futures. »

Avec ses images ambigües, sa narration complexe mais au ton apaisant, et sa musique séduisante, l’œuvre se présente comme une véritable expérience plutôt qu’une simple bande vidéo. Selon Zaragoza, Leaves That Fall Off the Trees témoigne de l’impossibilité pour le corps humain de goûter au plaisir de l’éternité. « Qu’arrive-t-il à l’être humain quand le corps arrête de sentir, quand il devient instable ? » demande-t-il. Puis il ajoute : « Je crois qu’il résiste à la mort, en quelque sorte : il change de forme. »

Leaves That Fall Off the Trees est un magnifique voyage dans l’esprit d’un penseur préoccupé par le thème de la mémoire. L’intérêt de Gabriel pour ce sujet ne date pas d’hier, et c’est pourquoi il s’est senti interpellé le thème de la dernière édition de Digi60, qui était justement « la mémoire ». Pour réaliser ce court-métrage, Zaragoza a fait des recherches dans les domaines de la psychologie et de la neurologie, et il a mené des entretiens auprès de nombreuses personnes. « La mémoire est un problème intéressant, auquel nous sommes confrontés tous les jours, et qui apporte son lot de défis et de belles découvertes », dit Gabriel. « Je ne vois plus le temps de manière linéaire, poursuit-il. À un moment donné, je me suis mis à percevoir le temps chronologique comme une pure abstraction. En travaillant à ce film, je me suis intéressé à la physique quantique, afin de mieux comprendre le concept du temps et de l’espace, et aussi ma propre relation avec ce phénomène. » Puis il conclut : « Pour moi, ce film constitue une forme de résistance au sentiment d’étrangeté que provoque en nous le souvenir fugace de certaines choses, qu’elles soient passées, présentes ou futures. »

Avec ses images ambigües, sa narration complexe mais au ton apaisant, et sa musique séduisante, l’œuvre se présente comme une véritable expérience plutôt qu’une simple bande vidéo. Selon Zaragoza, Leaves That Fall Off the Trees témoigne de l’impossibilité pour le corps humain de goûter au plaisir de l’éternité. « Qu’arrive-t-il à l’être humain quand le corps arrête de sentir, quand il devient instable ? » demande-t-il. Puis il ajoute : « Je crois qu’il résiste à la mort, en quelque sorte : il change de forme. »

 

 


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