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Resolution 2015

Le jeudi 5 février 2015, Portes ouvertes : 18 h /  Projection : 18 h 30

Cinéma Mayfair, 1074, rue Bank, Ottawa

Prix : 5 $

Les membres de SAW Video jouent un rôle essentiel dans le milieu des arts médiatiques à Ottawa-Gatineau et ils sont la force motrice de notre centre. Venez constater leur talent au Cinéma Mayfair lors de la présentation annuelle de 2015 des nouvelles œuvres réalisées par nos membres, Resolution. Cette activité éclectique vous propose des œuvres de fiction, des documentaires, des films d’animation et l’art vidéo expérimental.

La cuvée vidéo de cette année témoigne de la diversité créatrice des membres de SAW Vidéo.

En production dramatique, mentionnons deux courts métrages exceptionnels, soient Bedtime Stories, une première réalisation d’Alex Griffith portant sur un couple d’ex-amoureux qui tente de communiquer par le biais de monologues intérieurs, et Skylights du réalisateur James Campbell, bien connu des festivals Digi60 et Sparta, qui dans ce conte pour enfants aborde de manière allégorique la transformation, au fil du temps, de la relation entre un père et sa fille.

La catégorie documentaire est bien représentée avec 68 Années de l’hiver d’Alexander Cruz, qui raconte la véritable et touchante histoire d’un aveugle de naissance qui recouvre la vue à 68 ans ; Go Nihon, de la cinéaste et enseignante Izabel Barsive, un travelogue expérimental à l’atmosphère contemplative et aux images impressionnantes qui traduit le mélange d’effervescence et de lenteur qui prévaut dans le Tokyo contemporain ; et Bending Limits de Jeff Parenteau, un travelogue expérimental qui, cette fois, nous conduit à travers le paysage désolé de la vallée de la Mort aussi bien que dans le vacarme coloré du strip de Las Vegas.

Le cinéma expérimental est également à l’honneur avec Appartement n° 2 de Matthieu Hallé, un exercice photographique abstrait et texturé portant sur le pouvoir de la vue ; Unkraut, une méditation à la première personne de Karina Griffith, lauréate du programme jeunesse de SAW Vidéo et présentement installée à Berlin, qui s’intéresse aux sentiments d’aliénation que connaissent notamment les immigrants ; STOP de Kelly Ann Beaton, un commentaire en écran partagé sur la façon dont notre société technologiquement surchargée élimine toute forme d’espace personnel ; et Unseen Ottawa d’Alex Sutcliffe, étudiant à l’école secondaire Canterbury, qui présente un fascinant mélange de photographies de lieux méconnus de notre ville et d’effets vidéo désuets.

Enfin, trois courts-métrages d’animation figurent dans la production de cette année : Joan de Pixie Cram, un adaptation sombre et magnifique de l’histoire de Jeanne d’Arc créée en pixilation, la technique d’animation image par image développée par Norman McLaren ; Pop ! de Sharon Katz, un point de vue humoristique et satirique sur la société de consommation moderne et qui rappelle les dessins animés classiques de l’ONF ; une vidéo musicale sur la chanson Yellow Magic Schoolbus du groupe de rock psychédélique Street Meat, où défilent des visages monstrueux créés par le cinéaste d’animation Phil Osborne, dont l’esthétique DIY fait appel à un vigoureux mélange de dessin, de stop-motion et de marionnettes. Enfin, la musique est aussi à l’honneur dans la vidéo musicale surréelle que le journaliste et réalisateur Travis Boisvenue a réalisée pour la chanson Point Dume du groupe rock d’Ottawa The Yips, et dans laquelle une jeune femme se retrouve étrangement ensorcelée au milieu d’une forêt gothique.

Présentée par SAW Video Centre d'art médiatique en partenariat avec le Bal de neige

L’événement Resolution est présenté dans le cadre du programme Dialogique de SAW Vidéo. Au cours de l’année 2015, SAW Vidéo orientera toutes ses activités de programmation de manière à favoriser le dialogue et l’interaction au sein de la communauté.

Programme du projection :

Bedtime Stories (Alex Griffith, 2014, 5 min.)

68 anneés de l'hiver (Alexander Cruz, 2014, 10 min.)

Apartment No. 2 (Matthieu Hallé, 2014, 3 min.)

Unseen Ottawa (Alex Sutcliffe, 2014, 8 min.) 

Street Meat – Yellow Magic Schoolbus (Phil Osborne, 2014, 3 min.)

Pop! (Sharon Katz, 2014, 3 min.)

STOP (Kelly Ann Beaton, 2014, 2 min. 30)

Go Nihon (Izabel Barsive, 2014, 7 min.)

Bending Limits (Jeff Parenteau, 2014, 12 min. 30)

Skylights (James Campbell, 2014, 8 min.)

Unkraut (Karina Griffith, 2014, 2 min.)

The Yips – Point Dume (Travis Boisvenue, 2014, 2 min. 30)

Joan (Pixie Cram, 2014, 6 min. 30)

DURÉE TOTALE = 73 min.

 

Synopsis des films et biographies des artistes :

Bedtime Stories (Alex Griffith, 2014, 5 min.)

Deux ex-amants se retrouvent pour prendre un café. Nous entendons leurs monologues intérieurs alors qu’ils s’interrogent sur leurs intentions mutuelles.

Le scénariste et réalisateur Alex Griffith partage son temps entre Ottawa et Toronto. Bedtime Stories est son premier court-métrage.


68 anneés de l'hiver (Alexander Cruz, 2014, 10 min.)

Pierre Paul Thomas a grandi en aveugle à Montréal. Pendant longtemps, le seul monde qu’il a connu était fait d’ombre et de grisaille. Il a néanmoins réussi à mener une vie « normale » comme cuisinier, ayant appris à fonctionner par lui-même grâce au sens du toucher. Après une chute accidentelle dans les escaliers, un traitement pour une blessure à la tête a conduit à une chirurgie qui a changé sa vie en lui redonnant la vue. Aujourd’hui, Pierre Paul se sent de nouveau « comme un enfant ». Il était aveugle, maintenant il peut voir.

Le réalisateur et producteur médias Alexander Cruz s’intéresse à la nécessité de générer de nouvelles significations à partir d’identités, de récits, de mythes et de valeurs éclatés. Son travail reflète sa conviction que sous les couches superficielles de l’être résident les complexités, les contradictions et les mystères qui nous rendent humains.


Apartment No. 2 (Matthieu Hallé, 2014, 3 min.)

Une caméra, un opérateur humain et l’univers d’un appartement.

Matthieu Hallé est cinéaste et réside actuellement à Ottawa. Il est l’auteur d’un long métrage intitulé Margraue (2013), ainsi que de nombreux courts-métrages. Il a fait des études en cinéma à l’Université Concordia à Montréal de 2011 à 2013.


Unseen Ottawa (Alex Sutcliffe, 2014, 8 min.)

Ce film expérimental capte certaines particularités méconnues du paysage urbain d’Ottawa. Dans cette étude très personnelle, Alex Sutcliffe recourt à des images vidéo analogiques et en HD, ainsi qu’à des photographies analogiques et numériques, qu’il marie avec une bande sonore à l’esthétique contemporaine. L’artiste s’intéresse à certaines caractéristiques du paysage urbain d’Ottawa qui demeurent inconnues de l’ensemble de la population.

Alex Sutcliffe est étudiant en arts plastiques à l'école secondaire Canterbury. Unseen Ottawa est son premier film expérimental. Il a passé l’été 2014 à explorer et documenter le paysage urbain d’Ottawa, et ces images sont la source d'inspiration du film.


Street Meat – Yellow Magic Schoolbus (Phil Osborne, 2014, 3 min.)

Un défilé de visages présentés de manière aléatoire.

Phil Osborne a commencé à faire de l’animation en 2003 dans le cadre du programme jeunesse de SAW Video, et depuis il n’a cessé de créer toutes sortes de trucs : robots jouets, marionnettes, bandes dessinées, sérigraphies, et plus encore. Son style est encore marqué par les objets culturels avec lesquels il a grandi dans les années 80 : Nintendo, jouets He-Man, le magazine Thrasher, Mad Magazine et les cartes à échanger Topps. Osborne préfère ne pas s’attarder au sens caché des choses, en autant qu’elles soient un tant soit peu attrayantes, et il aime recourir à l’esthétique Lo-Fi. Sa démarche artistique fait appel au subconscient et au hasard.


Pop! (Sharon Katz, 2014, 3 min.)

Un bon rot est le meilleur remède à une indigestion de consommation.

Sharon Katz est une artiste visuelle canadienne. Elle travaille avec des images animées ou fixes pour créer de l’étrangeté à partir de choses familières : formes abstraites, ralentis temporels, objets banals animés de manière à évoquer les soubresauts et mouvements des êtres vivants. Ainsi traités, ces objets deviennent absurdes, et le fait de les juxtaposer les uns avec les autres ou avec leur environnement génère une tension, une sorte d’étirement cognitif qui permet différentes lectures de l’œuvre. Katz détient un baccalauréat ès sciences de l’université de Western Ontario et a récemment complété une maîtrise à l’Université d'Ottawa.


STOP (Kelly Ann Beaton, 2014, 2 min. 30)

Ce court-métrage explore les effets de la technologie sur les relations humaines, particulièrement dans notre rapport au temps, à la distance et à l’espace.

Kelly Ann Beaton est une artiste qui, en 1998 a fondé sa propre maison de production cinématographique et théâtrale, Pink Slippers, établie à Ottawa. Nombre de ses films ont été primés et acclamés par la critique, dont Mulberry Red, n° 17 (1999), 10:33 (2001), The Organist (2002) et My Fur Hat (2005), et projetés dans des festivals de cinéma à l’échelle nationale et internationale. Son plus récent film, STOP, a été présenté en première canadienne au Festival international du court-métrage de Dawson City en avril 2014. En 2009, Bibliothèque et Archives Canada a souligné l’importance de son œuvre en acquérant des copies de tous ses films.


Go Nihon (Izabel Barsive, 2014, 7 min.)

Ce film tourné à Tokyo pose un regard tendre sur une ville où effervescence et lenteur cohabitent dans un univers en perpétuel mouvement, comme des rêves et des souvenirs nostalgiques.

Izabel Barsive est productrice, réalisatrice, artiste visuelle, caméraman et monteuse vidéo. Sa compagnie Barsive Productions est établie à Ottawa. Elle se spécialise notamment dans les projets de danse (danse à l’écran / documentation). Sa vidéodanse Lustrale (2011) a été présentée dans de nombreux festivals au Canada, en Amérique centrale, en Amérique du Sud, au Japon et en Corse, et a été diffusée au canal Bravo! et à TFO au Canada. Sa vidéodanse Patsy (2011) a également été présentée dans de nombreux festivals de danse à l’écran. Barsive a reçu plusieurs nominations et récompenses en tant que réalisatrice et journaliste, et elle a participé à divers jurys pour des organismes artistiques tels que le Conseil des arts de l’Ontario, le Conseil des arts du Manitoba, la Ville d’Ottawa et SAW Vidéo. Elle a siégé au conseil d’administration de Cinéfranco, un festival dde cinéma français à Toronto. Elle est également professeur à temps partiel à l’Université d'Ottawa et à l’Université St-Paul, et elle donne des ateliers d’art dans les écoles, dans la communauté et dans le cadre de projets à l'étranger. Ergothérapeute de formation, elle donne aussi des ateliers d’arts médiatiques aux gens dotés de besoins particuliers.


Bending Limits (Jeff Parenteau, 2014, 12 min. 30)

Ce documentaire expérimental relate les tribulations de l’artiste dans la vallée de Las Vegas, dans la vallée de Feu et dans le parc national de la vallée de la Mort aux États-Unis.

Jeff Parenteau réalise des films depuis neuf ans. La plupart de ses œuvres sont des récits expérimentaux touchant aux thèmes du surréalisme, de la nostalgie et du rêve, et elles ont été présentées à l’échelle nationale et internationale.


Skylights (James Campbell, 2014, 8 min.)

Dans ce film, l’artiste recourt à l’action en direct et au récit animé pour parler de l’amour parental sous forme d’allégorie. L’histoire de David, père et veuf, et de sa fille Sara, est présentée comme un conte pour enfants. Les personnages sont aux prises avec les épreuves et défis typiques des familles où les enfants deviennent grands. Lorsque Sara devient parent à son tour, elle peut reconnaître la profondeur de l’amour de son père et tente de transmettre ce qu’elle a reçu de lui à son propre enfant.

James Campbell produit et réalise des courts-métrages scénarisés depuis plus de quinze ans. Il a grandi dans la petite communauté agricole de Chatham, en Ontario, et détient un diplôme de l’Université Western. Il transmet son amour du cinéma en enseignant à des cinéastes débutants dans la région de New York et en Pennsylvanie. Après avoir souvent déménagé, James a fini par s’installer à Ottawa, où il investit son amour du cinéma dans de nombreux projets de films et multimédiatiques.


Unkraut (Karina Griffith, 2014, 2 min.)

Nous ne voulons pas de certaines plantes dans notre jardin, aussi robustes et résistantes soient-elles. Nous les qualifions de « mauvaises herbes » et essayons de les empêcher de franchir les limites de notre territoire. Unkraut dépeint de manière viscérale la vie des immigrants en Europe.

Dans ses installations et images en mouvement, Karina Griffith s’intéresse aux notions d’identité et d’appartenance. Ses films explorent les thèmes de la peur et du fantasme, souvent dans le contexte du questionnement identaire et de l’immigration. En juxtaposant des images documentaires qui paraissent plus ou moins semblables, elle crée des contrastes témoignant de ses phobies personnelles pour aborder le phénomène universel de l’aliénation. Ses œuvres ont été présentées dans des festivals en Amérique du Nord et en Europe, et exposées dans divers musées et galeries, notamment à Archives nationales du Canada à Ottawa et au Centre des médias Marshall McLuhan à Berlin, Allemagne. En 2014, la Galerie Myrtis l’a qualifiée d’ « artiste internationale à découvrir ».


The Yips – Point Dume (Travis Boisvenue, 2014, 2 min. 30)

Une vidéo musicale sur le groupe de rock Ouija The Yips. Une jeune femme exilée dans une forêt surréelle se bat avec d’étranges apparitions.

Travis Boisvenue est un réalisateur indépendant devenu journaliste qui produit lui-même de courts documentaires sur l’art, la culture et le design, et dont les clips musicaux réalisés pour divers artistes de la région ont été diffusés sur Vice, MuchMusic, et d’autres plateformes.


Joan (Pixie Cram, 2014, 6 min. 30)

Une version surréelle et minimaliste de l’histoire de Jeanne d'Arc créée au cours d'une résidence d’artiste au centre de production Daimon. Le film a été entièrement réalisé en pixilation et animation image par image, et ne contient aucune action en direct.

Pixie Cram est cinéaste et artiste médiatique, et réside à Chelsea. Son travail se décline sous diverses formes : animation, documentaire, fiction et installation. Ses films ont été présentés dans plusieurs festivals en Amérique du Nord tels que Media City (2010), Antimatter (2010) et Chicago 8-Fest (2011). Pixie est co-fondatrice du Windows Collective (2008), un groupe d’artistes qui se consacre à la création et à la présentation d’œuvres expérimentales s’appuyant sur le matériau filmique. En plus de sa propre pratique artistique, elle travaille comme réalisatrice, rédactrice et directrice photo indépendante.


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